Le soba est une autre variété de nouilles typiquement japonaise. Fine, de couleur brune et conçue à base de farine de sarrasin, elle est très répandue dans le nord-est du Japon. Sa fabrication a commencé au début du 17e siècle, surtout dans la nouvelle capitale Edo (l’actuelle Tokyo).
Le kake soba ou soba chaud est servi avec des ingrédients comme des algues, de la tempura ou du canard, servi dans un bouillon préparé avec des flocons de bonite, des algues kombu et de la sauce de Yen soja.
Le zaru soba ou soba froid, le plus simple mais aussi le plus raffiné, est servi sur un panier plat. On le trempe dans une sauce relevée de wasabi, avec des petites rondelles de poireau. On termine en buvant le soba-yu, l’eau de cuisson riche en vitamines et protéines. Le soba est réputé en effet pour sa richesse en vitamines B1 et P, en protéines et en fibres alimentaires.
Installé à Paris il y a deux ans, Yen est l’unique restaurant de soba en Europe. Son directeur,
M. Sakurai, explique qu’il fait venir la farine directement du Japon. Il fabrique la pâte lui-même, composée de 80% de farine de sarrasin et de 20% de farine de blé, ce qui semble être le mélange idéal, et coupe les nouilles à la main.
Il est vrai que le soba est issu d’une longue tradition: il se mange traditionnellement lors du dernier repas de l’année au Japon pour bien commencer la suivante. On l’appelle le toshi koshi soba, mais il s’offre également à ses voisins lors d’un emménagement pour symboliser la longévité des futures relations, c’est l’hikkoshi soba. Soba signifie également voisinage.
Source Jipango